La peinture d’une Iconoclaste


Khadijatou Cisse née le 16 janvier 1971 à Saint Louis, a fait tout son cursus scolaire à Saint- Louis.
De la maternelle à son duel II, elle est passée par Saint Joseph de Cluny, Leontine Gracianet, le Lycée Ahmethfall et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.


La famille, l’art ou l’épée de damoclès

Issue d’une famille religieuse ancrée elle a été élevée par un père intellectuel, un érudit religieux très strict mais ouvert sur le monde.
Sa mère n’a jamais n’a fait les bancs de l’école française, pourtant, elle était très

engagée dans la réussite scolaire de ses enfants.

La peinture est pour notre artiste une passion que des contraintes familiales ont empêché d’explorer après le bac. Mais obsédée par les couleurs et les formes, sa passion a fini par prendre le dessus sur les barrières sociales.

En dehors de ses devoirs quotidiens cette mère au foyer trouve dans la lecture tout ce qui pouvait lui permettre de se réconcilier avec elle-même et trouver ainsi un chemin vers sa propre renaissance.

Le combat identitaire

Elle passe en revue sa personnalité cherché à se reconstruire, apprend à se délecter du silence qui est ainsi devenu son compagnon, sa source d’inspiration. Pendant ces moments de silence, tout son être lui parlait dans un langage inconnu. Elle entendait les échos de la voix du silence dans le vide de son territoire vierge.
Perdue, elle éprouvait une envie folle de s’exprimer, d’extirper tout ce que sa personnalité refoulait au plus profond de son véritable fond intérieur. Et le seul moyen qu’elle trouvait pour matérialiser sa rage d’exister, c’était la peinture.

En tant que sénégalais être, fille de religieux, femme, épouse, mère, dignitaire et …artiste, son art représente un poids lourd qu’elle essaie de garder secret, pour rester en équilibre sur le fil de sa vie. Fascinée par la magie des couleurs, elle raconte avec nostalgie, tout en remuant la sauce dans l’énorme marmite où cuisait le repas de fête de l’ Achoura.

« C’est au lycée que j’ai appris, avec mon professeur d’éducation artistique, à mélanger les couleurs primaires, secondaires et tertiaires. »
Khadija est une autodidacte qui n’est jamais passée par l’école des beaux-arts.

Pourtant, la beauté de son art reste avant tout, une inspiration profonde.

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