La drogue, les femmes et les filles au Sénégal

 

Elle était jeune, belle, intelligente et brillante au travail.
Selon ses collègues, elle faisait partie de la crème dans son domaine de compétence.

Ils ne tarissent pas d’éloges sur ses qualités professionnelles, sa franchise, sa générosité.

Elle s’appelait Hiba Thiam.

Une pauvre petite, partie trop tôt. Selon les rapports de l’enquête, une overdose l’aurait brusquement emportée lors d’une soirée privée.
Elle aurait consommé une quantité excessive de drogue qui a du entrainer une intoxication brutale. Il s’en serait suivi d’une mort par perte liquidienne due à une hémorragie et à des vomissements.
Cette triste nouvelle a ému une tranche de la population et scandalisé la majorité des sénégalais.
Comme nous le savons tous, les sujets tabous au Sénégal sont innombrables. La drogue en fait partie.
Ce scandale a fait les choux gras de la presse qui s’est plutôt penchée sur le traitement sensationnel de l’histoire.

En effet, la victime et ses amis sont tous des enfants de la bourgeoisie sénégalaise.

Lors de cette soirée, ces jeunes ont bravés tous les interdits.

Du couvre-feu, à l’adultère, en passant par l’usage de drogue dure, cette soirée s’est terminée par une mort sordide.
Toutefois, il serait intéressant de se pencher pour une d’avoir une approche différente de la situation.

Si on essayait plutôt  d’avoir une petite idée de l’ampleur de la drogue sur la société sénégalaise?

C’est quoi la drogue ?

La drogue est une substance toxique illégale entrainant une dépendance et dont l’usage a un impact dégénératif sur le cerveau.
En effet, il est capable d’altérer une ou plusieurs activités des neurones, entrainant ainsi des effets négatifs sur le système nerveux.
Les drogues sont plus connus sous le nom de stéroïde, cocaïne, héroïne, inhalant, marijuana, méthamphétamines.

Pourquoi il est dangereux d’utiliser de la drogue ?

Parce que son usage rend le drogué dépendant du sa substance narcotique et l’expose à aux dangers suivants :

– Relations sexuelles involontaires et non protégées
– Réactions violentes pouvant entrainer mort d’homme
– Maladies cardio-vasculaires cérébrales
– Troubles du sommeil
– Folie

Pourquoi les femmes consomment-elles de la drogue ?

D’après la présidente de l’association de lutte contre la toxicomanie chez les femmes, Madame Penda Seck Diouf, la tranche d’âge la plus sensible, c’est celle de femmes âgées entre 18 à 45 ans.
Les femmes, jeunes filles, fillettes et enfants mendiants ou accompagnants de mendiants, ont leurs premiers contacts avec la drogue de manière involontaire.
Au début, sans le savoir, elles sont utilisées comme convoyeuses pour le transport de la drogue.
Chez cette couche de la population, la drogue peut être transportée dans du pain, dans des sachets de sucre, des paquets de commissions etc.
A mesure d’être en contact avec dealers et consommateurs elles tombent rentrent petit à petit dans le cercle vicieux de convoyeuses à consommatrices.
Par contre, d’autres couches de la population se réfugient dans la drogue pour plusieurs raisons :
– Elles sont victimes de violences et ne veulent pas en parler
– Victimes de maladies incurables tels que le cancer et se sentent incomprises. En général elles ont plus de la cinquantaine.
– Elles sont seules et ont besoin de trouver une alternative à leur solitude

Ailleurs, la plupart des femmes souvent nanties

Intellectuelles et bien informées, se réfugient dans la drogue par mimétisme.
Soit elles sont jeunes et veulent s’identifier à une élite qui consomme de la drogue.
Soit elles ne veulent pas être rejetées par leurs cercles d’amis. Alors pour plaire, elles acceptent de suivre un mouvement de groupe en consommant de la drogue, afin de ne pas faire mauvaise figure.
A ma question, pensez-vous que les femmes dépendantes de la drogue peuvent être en danger durant cette période de pandémie du Coronavirus, elle répond :
« En effet, les femmes dépendantes vivent dans un monde de rêve. Inconsciente, elles ne distinguent plus la réalité du virtuel. Par conséquent, elles ne maîtrisent plus ce qui est considéré comme la première barrière rapport à la riposte contre le COVID 19. C’est-à-dire, elles n’ont plus le sens de l’attention et de l’autoprotection. Par conséquent, elles entretiennent des rapports non protégés qui font d’elles des vecteurs du virus. Elles deviennent ainsi un danger aussi bien pour elles-mêmes que pour la société.
En attendant, la drogue continue de faire des victimes. Les familles continuent de pleurer leurs morts.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *