Le Sénégal, en marche vers une progression des lois qui protègent les droits des femmes et des enfants.

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La synergie des actrices pour l’évolution des droits des femmes au Sénégal

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Un décret d’application de la loi qui criminalise le viol

Le Président de la République vient de signer le décret d’application de la loi qui criminalise le viol.

Ce geste intervient quelques jours seulement après que l’Assemblée Nationale ait votée la loi au niveau de l’hémicycle.
Elles étaient toutes présentes. Les plus anciennes, les visages émaciés par le temps, cheveux blanchis par quatre décennies d’activités civiles pour l’amélioration des droits des femmes, étaient aux premières loges.  La plupart avait le regard nostalgique, sans doute fixés sur les pensées évoquant les grandes absentes de ce moment historique.

Des femmes, âgées ou jeunes mais unies par leur détermination, elles étaient issues de toutes les couches de la société sénégalaise.

Tout le monde gardait les yeux rivés sur le papier qui était entrain d’être signé par le Président de la République du Sénégal.

La Ministre de la femme, à gauche du Président, le regard brillant, attendait,  l’air satisfaite.

Le Ministre de la Justice était à sa droite, un petit air de satisfaction sur les lèvre.

Tous retenaient leurs souffles sur cette main, ce stylo, cet encre qui calligraphiait solennellement un acte décisif.

Il s’agit du geste qui protégerait les générations futures des crimes de viol.

Un moment historique après 44 ans de lutte pour les droits des femmes sénégalaises


Le décret d’application de la loi criminalisant le viol vient d’être signé.
En ce qui concerne la rapidité des prises de décision institutionnelle sur le cas de la législation contre le viol, on peut considérer que le fastrack, un concept gouvernemental, est devenu une réalité.
En effet, après 44 ans de de tractations des associations avec les autorités, les ONG, les victimes, pour l’amélioration les droits des femmes et des enfants, le 30 décembre 2019, la loi sur le viol a été enfin été votée. Cette loi qui vient en appoint aux moults requêtes des femmes activistes. et favorise la démarche vers l’éradication des violences basées sur le genreau Sénégal.
Ainsi donc, ce 10 janvier 2020, le décret d’application a été signé par le Président Macky Sall.

Vers une vulgarisation de la loi  et une prise en charge des victimes


Aujourd’hui, tournons nous vers la vulgarisation de la loi, le renforcement de capacité des acteurs de la santé ou de la justice qui traitent les cas et la prise en charge des victimes.
La loi sévira certes, mais une campagne de vulgarisation et des mesures de prise en charge doivent être de mise pour répondre aux objectifs de développement durables sur les violence faites aux femmes et aux enfants au Sénégal.

Un peu d’histoire?

En effet, en du 4 au 15 septembre 1995 La Quatrième Conférence Mondiale sur les Femmes s’est tenue à Beijing, sous l’égide de l’ONU.
189 gouvernements, y compris le Sénégal y ont assisté. Le Sénégal avait ratifié le Programme d’Action de Beijing.
Et il se trouve qu’en Juillet 2020, les états signataires doivent se retrouver à nouveau à Paris pour faire le bilan de la mise en application de chaque pays engagés dans la lutte pour la promotion de la femmes.
Chaque pays devait assurer sur la plan national, régional et international la réalisation d’une liste de mesures concrètes pour la protection et la promotion des femmes et des filles en matière de violences faites aux femmes, de droits humains, d’autonomisation, d’élimination de la pauvreté, de l’accès au pouvoir décisionnels et d’autres domaines.

Le Sénégal et les objectifs du Développement Durable, Horizon 2030

En sus du rendez-vous de Beijing +25 , il y’a surtout les réponses au programme de développement durable horizon 2030 datant du 25 Septembre 2015 qui attend nos gouvernements.
Ce programme repose sur 17 objectifs dont celui définissant l’intégration sociale et l’égalité met l’accent sur l’éradication des violences faites aux femmes.
Beaucoup de défi attendent le Sénégal devant leurs compères en matière de progrès réalisés sur les inégalités du genre féminin
la question finale est de savoir s’ils sont réalisables dans les délais prescrits ou pas. Dans tous les cas, on ne réinvente pas la roue. Adaptons la aux réalités du Sénégal et agissons de manière pragmatique pour éradiquer toute forme de violence faite aux femmes et aux enfants

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